… sur un sujet qui intéresse beaucoup de monde en ce moment, il faut bien l’avouer. J’ai essayé d’y répondre dans la mesure de mes connaissances. Je dois beaucoup pour la compréhension des mécanismes financiers à divers articles lus sur internet et en particulier, mais pas en exclusivité, sur le blog de Paul Jorion.
1. Pourquoi les pays ont aidé les banques ?
Pour éviter un contagion systémique du système financier.
Mais pourquoi le système financier est-il si vulnérable ?
Ronald Reagan a défait les lois Roosevelt de 1930 qui réglementaient le système bancaire. Les banques d’investissement ont fusionné avec les banques de dépôt, se parant de leur qualité d’indispensabilité. Les dérégulations les ont en outre autorisées à créer des produits financiers plus instables (et rentables) les uns que les autres. Les instabilités s’additionnant, le système mûrissait son explosion programmée.
Comme en 1929 ?
Pas tout à fait…
En 2008 les États ont permis aux banques de ne pas assumer les conséquences de leurs actes (dangereux mais profitables) en leur prêtant, sans engagement d’utilisation, 350 milliards de dollars ici, ou 700 milliards d’euros là (à des taux qui, soit dit en passant, n’ont rien à voir avec ceux auxquels la Grèce ou l’Italie se trouvent confrontés). Avec pour conséquence que ces mêmes banques, confiantes que l’État couvrirait leurs conneries, se sont relancés de plus belle dans la spéculation.
Il n’y a pas eu de Roosevelt pour mettre de l’ordre dans la ménagerie cette fois-ci. Une des rares choses à mettre au crédit de N. Sarkozy a été de suivre son inspiration et de prononcer le discours de Toulon du 25 septembre 2008. Aussitôt prononcé aussitôt oublié malheureusement.
En 2008, les États « espéraient » que les banques renflouées prêteraient aux entreprises en difficulté. Mais les actionnaires en ont décidé autrement. Les taux de retour sur l’investissement spéculatif sont plus intéressants – jamais un entreprise n’offrira 20 à 35% de rendement, voire plus sur certains produits spéculatifs. Le choix est vite fait et bien fait, car les profits des fonds d’investissements n’ont jamais été aussi hauts que depuis 2008.
2. Les banques sont-elles utiles au développement économique d’un pays ?
De quelle banque parle-t-on ?
Sans la banque de dépôt, le système financier s’effondrerait dans son ensemble, provoquant une « crise systémique » globale.
Sans la banque d’investissement productif l’économie stagnerait et entrerait en récession.
Sans la banque d’investissement spéculatif, la société dans son ensemble se porterait mieux, y compris les banquiers.
La spéculation, autorisée en France seulement depuis 1885, est nocive notamment en ce qu’elle accélère la concentration de la richesse, celle-ci devenant indisponible là où elle est indispensable.
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